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Les Françaises plus enclines à la reprise que les autres Européennes



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Cyril ANDRE, le 02 Octobre 2019



Visiblement l’entrepreneure est une femme satisfaite de son choix professionnel. En effet, selon l’étude menée à l’échelon européen Caisse d’Épargne « Femmes et business en Europe », pas moins de 78 % des entrepreneuses françaises se disent heureuses dans leur vie actuelle. Ce taux monte à 83 % pour les Suédoises ; il est de 60 % pour la moyenne européenne. Pour 80 % des Françaises, entreprendre est un choix et l’exercice d’une liberté alors que, à titre d’exemple, 36 % des Italiennes vivent l’entrepreneuriat comme une nécessité.

Quelles sont les principales motivations pour entreprendre ?  Les Françaises sont 41 % à répondre qu’elles ont souhaité entreprendre pour ne plus avoir de hiérarchie. Cette priorité est partagée par 55 % des Britanniques. 39 % des entrepreneures hexagonales assurent que le fait de créer ou de reprendre une entreprise leur permet de prendre leur destin en main.

30 % de repreneuses parmi les entrepreneures

Par ailleurs, un tiers des Françaises expliquent qu’un évènement d’ordre professionnel a été le déclencheur de leur aventure entrepreneuriale. Il a pu s’agir, notamment, d’un licenciement ou d’une mobilité. Les évènements d’ordre personnels, comme un mariage, un divorce, un décès, etc., sont moins déterminants puisqu’ils n’aboutissent à une décision d’entreprendre que pour 19 % des Françaises (contre 32 % pour les Italiennes).

Par rapport aux autres entrepreneures européennes, les Françaises apparaissent nettement plus enclines à la reprise d’entreprise. En effet, elles sont 30 % à racheter une entreprise quand 70 % optent pour la création. Ce chiffre de 30 % est de deux à trois fois supérieur à celui d’autres pays européens. « Pour les Françaises, la reprise d’une entreprise existante est une opportunité tout aussi enthousiasmante et porteuse de succès que la création. Cette culture de la reprise d’entreprise est nettement moins marquée dans les autres pays européens ciblés par l’étude, exception faite de l’Italie », notent les auteurs de cette étude de la Caisse d’Épargne.