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Un niveau historiquement bas pour les défaillances d'entreprises



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Cyril ANDRE, le 25 Janvier 2018



Serait-ce vraiment la fin des derniers soubresauts de la crise ? Serait-ce encore et toujours l’effet Macron ? Est-ce la confirmation que les entreprises se portent structurellement mieux ? La nette baisse des défaillances d’entreprise sur l’ensemble de l’année 2017 résulte sans doute de l’ensemble de ces facteurs. Il s’agit, en tout cas, d’un nouveau signe positif qui vient s’ajouter à bien d’autres indicateurs économiques favorables.

Selon les données d’Altares, spécialiste de la data economy, sur 2017, le nombre de défaillances d’entreprise a reculé de 4,6 % è 55 175, revenant ainsi au niveau d’avant-crise, de novembre 2008. Rappelons qu’en 2016, avait enfin sauté le verrou des 60 000 défaillances, inviolable depuis 2008.

Le nombre d’emplois menacés par ces procédures collectives recule assez sensiblement sur l’année et tombe pour la première fois depuis 10 ans sous la barre des 200 000, à savoir 166 500.

Ces bons chiffres sont toutefois à tempérer par le fait que sur le 4ème trimestre 2017, le nombre de défaillance est reparti en légère hausse de 1,8 %, à 14 220.

Une confirmation de la réalité de la reprise

« La reprise est donc solide, mais l’entrepreneur doit rester vigilant, l’insolvabilité des clients guette toujours. Les commandes reviennent et avec elle les litiges commerciaux. Le risque financier se niche derrière chaque contrat », prévient Thierry Millon, directeur des études d’Altares.

Sur l’année 2017, l’ensemble des procédures connaît un recul. A 1 184, les sauvegardes sont en replis de 8,4 % ; les redressements judiciaires reculent de 4,7 % (16 472) ; les liquidations judiciaires baissent, pour leur part, de 4,4 % (37 519).

« En échos aux bons indicateurs économiques qui se succèdent depuis plusieurs mois, l’évolution des défaillances d’entreprises, suivie en permanence par Altares, confirme donc la réalité de la reprise. Certes, le seuil des 50 000 défaillances sera difficile et peut-être impossible à atteindre. Ce jalon, symbole d’un avant et d’un après crise, pourrait être le témoin d’un cycle révolu. Confrontées à un nouveau et nécessaire modèle de développement, les entreprises devront sans doute s’habituer à des croissances raisonnables, proche de 2 %, les défaillances restant encore au-delà des 50 000 annuelles », analyse Thierry Millon.