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Transmission : les chefs d'entreprise ne privilégient pas leur salarié



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Sophie MENSIOR, le 27 Janvier 2015



Selon une enquête du cabinet Fidal, les patrons souhaitent un repreneur qui maîtrise les rouages de l'entreprise. Et dans ce contexte, le salarié ne recueille pas leurs faveurs. Le poids de la fiscalité figure parmi les freins majeurs à la transmission.


Assurer l'avenir de l'entreprise est le facteur déterminant lors d'une transmission d'entreprise, c'est ce que déclarent 51 % des chefs d'entreprise interrogés par le cabinet d'avocats d'affaires Fidal,dans le cadre d'une enquête consacrée à la transmission et à la pérennité de l'entreprise. Et ce, avant de se soucier du prix auxquel ils la céderont ou bien des revenus financiers, qui leur seront versés à la suite de cette cession. Pour seulement  20 % des répondants, la transmission d'entreprise est d'abord perçue comme l'opportunité de réaliser un bénéfice financier.

Et pour une très grande majorité d'entre eux (82,5 %), il parait important de s'en préoccuper avant 60 ans. 52,3 % estiment qu'il faut le faire entre 55 et 59 ans et 25,7 % pensent même que l'âge idéal se trouve entre 50 et 54 ans.

Toujours selon cette enquête, le profil idéal du repreneur est une personne qui maîtrise les rouages de l'entreprise (60 %). Cela peut être un membre de la famille pour 29 % d'entre eux, une personne du métier (21 %). En revanche, le salarié est loin de faire l'unanimité puisque seuls 9 % des chefs d'entreprise estiment qu'il ferait un bon repreneur. Une information qui ne va pas dans le sens de la Loi Hamon, qui met en place un droit d'information des salariés en cas de cession de leur entreprise. Une mission parlementaire vient d'ailleurs d'être mise en place afin de plancher sur ce sujet.

Parmi les freins majeurs à la transmission cités par les chefs d'entreprise, figurent en premier lieu le poids de la fiscalité et la complexité des régimes juridiques et fiscaux (44 %). Puis l'incertitude économique qui recueille 22 % des réponses, suivi à 18 % par l'absence de repreneurs et à 16 % par les difficultés de financement rencontrés par ces derniers.

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