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Reprise : Les clés d'un accompagnement réussi



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Cyril ANDRE, le 12 Juin 2018



La période d’accompagnement est la phase lors de laquelle le cédant va être présent au côté du repreneur pour l’aider dans les premiers temps de sa prise de fonction. Avant tout, il faut bien savoir que cette période d’accompagnement n’est en aucun cas obligatoire. Elle est toutefois fortement recommandée. En effet, même s’il en a très bien étudié le dossier, s’il en connaît tous les chiffres, s’il a eu de longs échanges avec le cédant, il s’avère que le repreneur ne peut pas connaître en profondeur le mode de fonctionnement de la cible qu’il vient de racheter. La taille de l’entreprise reprise ne change pas grand-chose à cette problématique. Qu’il s’agisse d’une affaire artisanale, d’une TPE ou d’une PME, le repreneur tirera de grands bénéfices d’une période d’accompagnement bien menée.

En moyenne, la période d’accompagnement va s’étaler sur une durée de trois mois. Si l’entreprise rachetée est vraiment de taille modeste, une période plus courte est tout à fait concevable, car son fonctionnement sera plus simple à assimiler par le repreneur que celui d’une PME de 150 salariés. Par ailleurs, il est possible de convenir avec le cédant que celui-ci ne soit présent au sein de l’entreprise, à titre d’exemple, que 3 jours par semaine.

Une transition en douceur

Quelles sont les actions à mener par le repreneur durant cette période d’accompagnement ? Ce dernier doit profiter de la présence du cédant pour analyser l’ensemble des dossiers de l’entreprise, pour rencontrer les principaux clients et fournisseurs, pour avoir un entretien avec chacun des salariés, pour parfaitement comprendre les process de l’entreprise. L’un des objectifs majeurs de cette période est que les salariés soient rassurés quant à leur nouveau dirigeant, ce qui sera le cas si la transition s’effectue en douceur et dans un climat serein entre le cédant et le repreneur.

Si cette période peut s’avérer fructueuse pour le repreneur, elle peut tout de même se révéler assez complexe à gérer. Par exemple, il est possible que les salariés ne sachent plus à qui se référer entre le cédant, qui a été leur patron durant des années, et le nouveau dirigeant. Pourtant, il est nécessaire que la situation soit bien claire : le seul et unique dirigeant est bien le repreneur. Pour que cela soit bien intégré par les salariés, il est important que le repreneur soit le seul à prendre les décisions durant cette période d’accompagnement.