Logo cession affaire

Reprise, création : les erreurs à éviter dans son business plan

<p>Pour tout repreneur, et quel que soit la dimension de son projet, le business plan est une op&eacute;ration essentielle. L&rsquo;enjeu est double. Un business plan solide va lui permettre d&rsquo;&ecirc;tre parfaitement au clair sur son projet de reprise, mais aussi de cr&eacute;dibiliser sa demande de pr&ecirc;t d&rsquo;acquisition aupr&egrave;s de son banquier. Il en est de m&ecirc;me dans le cadre d&rsquo;une cr&eacute;ation d&rsquo;entreprise, avec, bien entendu, quelques sp&eacute;cificit&eacute;s. Pour R&eacute;seau Entreprendre, Lucie Faucheux, chef de produit business plan chez EBP, apporte ses conseils et souligne les 5 erreurs &agrave; ne pas commettre dans la conception de son business plan.</p>

Par Cyril André - le 22/04/21

Elle explique que l’une des erreurs les fréquentes est de na pas répondre à une problématique. Très simplement, le produit ou le service doit répondre à un besoin identifié. « Qu’est-ce qui déclenchera l’achat ? Auprès de qui ? Quand ? Pourquoi ? Il vous faudra identifier un problème pour lequel vous apporterez une solution », précise-t-elle. Cette ligne directrice et cet objectif doivent être le fil conducteur du business plan.

Un autre biais relativement fréquent consiste à sous-estimer la concurrence. Il est fortement conseillé d’identifier l’ensemble des concurrents directs, mais aussi indirects. Concernant ces derniers, il s’agit des entreprises qui répondent aux mêmes besoins que vous, mais par des produits ou services différents. Si l’idée du porteur de projet est déjà commercialisée par des concurrents, le porteur de projet se doit de proposer des éléments différenciant.

Être en adéquation avec son projet

Ne pas se confronter directement à ses futurs clients constitue, également, une erreur souvent commise par les porteurs de projets lors de l’élaboration de leur business plan. Lucie Faucheux conseille de rencontrer directement quelques clients et d’interroger des experts de son secteur d’activité afin de bien cerner son marché et son environnement. « Il faut surtout éviter l’écueil de s’enfermer tout seul derrière son ordinateur », estime-t-elle. L’un des objectifs de cette démarche étant de bien tester son idée et son discours auprès de ses cibles.

Cela peut paraître assez logique, mais le porteur de projet se doit de bien maîtriser la partie financière. Il devra calculer ses investissements et ses dépenses nécessaires à la commercialisation de son produit ou service et, ainsi, être en capacité de déterminer la rentabilité financière de son projet. Dans ce cadre, des logiciels de business plan peuvent lui permettre de valider certaines hypothèses.

Autre erreur relevée par l’experte en business plan : ne pas être en adéquation avec son projet. L’idée doit être en adéquation avec le porteur de projet, car ce dernier sera amené à la défendre devant plusieurs interlocuteurs, dont ses financeurs, pour la mener à bien. Ses compétences et sa conviction doivent être en ligne avec son projet.