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Qui sont les vrais concurrents des commerçants et artisans ?



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Sophie MENSIOR, le 12 Août 2011



A l'encontre des idées reçues, une enquête de la FCGA démontre que les premiers concurrents des artisans, commerçants et autres prestataires indépendants sont d'abord leurs semblables !


On a souvent tendance à voir le petit commerçant traqué par la grande distribution ou encore l'artisan étranglé par les discounters. Une enquête de la FCGA  (Fédération des centres de gestion agréés) va à l'encontre de ce cliché. Les premiers concurrents des commerçants et artisans sont... les autres commerçants et artisans !

Pour preuve, dans l'artisanat près des 2/3 des professionnels  interrogés déclarent que leurs principaux concurrents sont les autres artisans. Même tendance à moindre échelle dans le commerce : près d' 1 commerçant sur 2 (49 %) estime que la menace vient d'abord des autres commerces. Les grandes surfaces arrivent en 3ème position (46,4 %), tandis que la VPC et Internet (33,2 %) s'imposent comme des concurrents aussi redoutables que les points de vente traditionnels.

Quelles stratégies de différenciation ?
Selon l'enquête de la FCGA, pour se démarquer de la concurrence, les petites entreprises agissent principalement sur leur politique tarifaire. Elles sont 15 % à déclarer modifier leurs prix pour tenter d'accroître ainsi leur compétitivité. L'action sur l'offre (modification de la gamme de produits et/ou services) ne mobilise que 8,8 % des commerçants et artisans questionnés. L'innovation commerciale (création de prestations nouvelles, diversification...) ainsi que les actions de modernisation et de communication ne sont citées que par 7,6 % des professionnels dans les deux cas.

Nasser Negrouche, dirigeant du cabinet Priorité Client, spécialiste marketing des TPE commente ainsi les résultats de de cette enquête : "l'analyse des réponses des chefs de petites entreprises interrogées démontre que les stratégies adoptées se concentrent principalement sur le prix. (...)On agit souvent sur le prix par facilité et manque de technicité marketing".

Autre enseignement : l'artisanat se porte mieux que le commerce ! Si les critères d'analyse ne sont pas forcément équivalents, l'appréciation du niveau d'activité (à travers l'évolution du panier moyen des commerçants et des carnets de commandes et devis des artisans) démontre un plus grand dynamisme commercial de l'artisanat....

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