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Les pratiques collaboratives se développent au sein des TPE



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Cyril ANDRE, le 17 Novembre 2017



Une étude relativement insolite, mais particulièrement instructive, dont les résultats viennent d’être dévoilés, fait un état des lieux sur les pratiques collaboratives des TPE. Selon cette enquête, initiée par MMA, 22 % des TPE ont prêté ou emprunté au moins une « ressource » au cours des 12 derniers mois. Le partage de bureaux et le prêt ou l’emprunt de matériaux sont les deux premiers biens échangés à respectivement 13 % et 11 %. Le prêt ou l’échange de personnel a été pratiqué par 6 % des TPE ; même taux pour le prêt de locaux hors bureaux. 4 % des TPE ont déjà fait un prêt de parking et 2 % un prêt de véhicules professionnels. Notons que ce type de pratique s’inscrit souvent dans la durée. Ainsi, 44 % des TPE qui font du partage de TPE assurent le faire de façon régulière.

Le potentiel de développement de cette pratique semble important puisque, à titre d’exemple, pas moins de 33 % des dirigeants de TPE assurent vouloir partager leurs bureaux ou ateliers à l’avenir. Plus généralement, près de la moitié des TPE seraient prêtes à se lancer dans le collaboratif interentreprise. Il faut tout de même noter que plus du quart des patrons de TPE se déclarent complètement réfractaire à tout partage de ressources.

La question de l’assurance fait réfléchir les dirigeants

L’un des principaux freins est la problématique de l’assurance. En effet, une majorité de dirigeants de TPE estime ne pas disposer de l’assurance adéquate pour pratiquer le collaboratif. Selon ces derniers, une assurance dédiée les inciterait à démultiplier leurs échanges.

Sans grande surprise, la motivation première pour ce type de pratique est l’économie d’argent (33 %), mais aussi la possibilité d’adapter les capacités de production de manière rapide et flexible (20 %) et aussi la possibilité de créer et d’entretenir de bonnes relations avec son réseau (12 %).

« Avec 1 TPE sur 4 déjà investie dans le collaboratif et près d’une sur 2 qui déclare qu’elle se lancerait si elle se sentait suffisamment couverte par une assurance, nous faisons le constat de l’extraordinaire potentiel de développement de ces pratiques. C’est pourquoi MMA, engagé aux côtés des entrepreneurs fait le choix dès aujourd’hui de faire évoluer ses contrats et d’y inclure les dommages aux matériels et aux locaux en cas de prêt », explique Hervé Frapsauce, directeur général de MMA.