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Des valorisations au plus haut en dépit de la faiblesse du marché fusacq en 2020

<p>L&rsquo;Argos Index mid-market est un &eacute;l&eacute;ment important d&rsquo;appr&eacute;ciation de l&rsquo;ensemble du march&eacute; des transactions pour les repreneurs comme pour les c&eacute;dants. Cet indice mesure l&rsquo;&eacute;volution de la valorisation des PME non cot&eacute;es de la zone euro. Publi&eacute; chaque trimestre, et &eacute;labor&eacute; par Epsilon Research pour Argos Wityu, il recense les acquisitions des soci&eacute;t&eacute;s du secteur mid-market au cours des trois derniers mois.</p>

Par Cyril André - le 03/03/21

Sur le 4e trimestre 2020, l’index Argos a, tout simplement, atteint son record historique à 11,1 fois l’Ebitda. Au trimestre précédent, il avait atteint les 10,1 fois l’Ebitda. Cet excellent résultat peut paraître quelque peu paradoxal alors que la plupart des économies sont touchées de plein fouet par la crise sanitaire.

Plusieurs explications permettent de mieux comprendre ce niveau historiquement haut de l’indice. D’une part, les investisseurs semblent confiants dans la perspective d’un rebond de la croissance grâce aux campagnes de vaccinations contre la Covid-19 et, ce, malgré une baisse de – 7,4 % du PIB l’an passé sur la zone euro. D’autre part, les banques centrales sont massivement intervenues pour maintenir des taux bas à long terme.

Un marché en baisse de 15 % en volume

Enfin, le haut niveau des multiples s’explique aussi par le fait que, sur ce 4e trimestre 2020,  65 % des opérations référencées dans l’Argos Index dans les secteurs de la technologie et de la santé, soit une hausse de 15 points par rapport au trimestre précédent. « Ces secteurs sont épargnés, voire favorisés par la crise, non cycliques et présentent des multiples élevés », notent les analystes d’Epsilon Research.

Ce sont les multiples payés par les fonds d’investissement qui le plus progressé avec une hausse de plus de 20 % à 11,2 fois l’Ebitda. Un niveau record depuis le début de l’indice Argos en 2004. Cette progression est, notamment, du à la forte concurrence entre fonds d’investissement et grands groupes sur des cibles qui ne pâtissent pas de la crise. Pour leur part, les sociétés cotées ont procédé à des acquisitions opportunistes, bénéficiant d’un accès au financement à coût réduit.

Mais cette forte hausse de l’indice Argos ne doit pas cacher la faiblesse de l’activité fusion-acquisition sur l’ensemble de l’année 2020. Celle-ci s’inscrit en baisse de 15 % en volume et de 36 % en valeur, du fait, bien entendu, de la forte récession économique.