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Des entreprises qui se vendent de plus en plus cher



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Cyril ANDRE, le 16 Novembre 2017



Certes, le marché des fusions-acquisitions mid-market, soit de plus de 15 millions d’euros, ne concerne pas de façon directe les dirigeants de TPE et les artisans. Toutefois, il s’agit d’un bon indicateur macro-économique ; et la santé de l’économie est, bien entendu, l’un des paramètres pris en compte par les cédants et les repreneurs qui s’apprêtent à mener une opération.

Si l’on se fie à l’indice Argos Mid-Market, ce marché se porte particulièrement bien. En effet, sur le 3e trimestre 2017, l’indice Argos Mid-Market a atteint son plus haut historique, dépassant donc les records de 2006 et 2016. A 9,5 fois l’Ebitda, il progresse de 5,6 % par rapport au trimestre précédent.

Les prix de cession payés par les entreprises ont augmenté de 9,4 % par rapport au 2e trimestre à 10,6 fois l’Ebitda, soit leur niveau le plus élevé depuis 2006.

Les prix payés par les fonds de capital-investissement sont restés, pour leur part, stables par rapport au trimestre précédent à 9 fois l’Ebitda, un niveau qui reste, certes, supérieur au précédent record de 2006 mais qui stagne depuis quelques trimestres.

Pas assez d’entreprise de taille moyenne sur le marché

Rappelons que l’Indice Argos Mid-Market, qui est réalisé par Epsilon Research pour Argos Soditic, mesure chaque trimestre cette évolution des valorisations des sociétés mid-market non cotées de la zone euro. Cet indice correspond à la médiane sur six mois glissants du multiple EV / Ebitda des opérations de fusions-acquisitions mid-market de la zone euro. Dans ce mode de calcul, EV représente la Valeur d’Entreprise, à savoir le prix payé pour 100 % de ses actions auquel est additionnée la dette financière nette.

L’activité fusions-acquisitions mid market de la zone euro augmente de 8 % en volume et de 7 % en valeur sur ce 3e trimestre 2017, par rapport au trimestre précédent. L’activité est tirée par les opérations comprises entre 15 et 150 millions d’euros.

« L’environnement économique et financier reste exceptionnellement favorable au marché des fusions-acquisitions : inflation contenue, taux d’intérêts bas, niveau record de la trésorerie à investir des grandes sociétés cotées, etc. La seule contrainte, dont témoigne la hausse mesurée du volume des opérations, semble être liée au nombre limité d’entreprises de taille moyenne de qualité disponibles sur le marché », soulignent les concepteurs de l’indice Argos Mid-Market