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Artisanat du bâtiment : des signes de faiblesse de l’activité



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Cyril ANDRE, le 21 Janvier 2020



La croissance de l’activité du secteur de l’artisanat s’est poursuivie en 2019 mais avec un ralentissement sensible par rapport à l’année précédente. Elle s’est élevée à 1,5 % l’an passé contre 2,5 % en 2018.

Selon la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment), l’année 2020 devrait enregistrer une croissance faible de l’ordre de 0,5 %. Cette prévision tient compte des chiffres du 4ème trimestre 2019 avec une croissance en forte baisse à 0,5 %, alors qu’elle était de 2 %, en moyenne, sur les trois premiers trimestres de l’année.

Le syndicat professionnel explique que cette situation conjoncturelle du secteur coïncide avec une fin de cycle : entre 2011 et 2015, l’artisanat du bâtiment a fait face à une décroissance qui s’est pourtant poursuivie par un cycle de croissance entre 2016 et 2019. Il apparaît également que les prix continuent d’augmenter moins rapidement que les coûts et, sur le dernier trimestre 2019, pas moins de 12 % des entreprises du secteur assurent avoir connu une baisse de leurs marges.

Une croissance limitée dans le neuf

« Ce ralentissement s’explique notamment par l’attentisme des clients face aux mesures d’aides aux travaux de transition énergétique ainsi que par le ralentissement global de la croissance du pays », estime Patrick Liébus, président de la Capeb.

Qu’en est-il par sous-secteurs ? Dans le neuf, la croissance a été de 1 % sur ce dernier trimestre, contre 4 % sur la même période l’an dernier. Ce ralentissement devrait se poursuivre dans les prochains mois. En effet, sur les onze premiers mois de 2019, il y a eu une baisse de 5,1 % des logements autorisés à la construction et de 3,3 % des mises en chantier (par rapport à la même période, un an plus tôt). Selon la Capeb, il est clair que la baisse des autorisations de construire aura pour conséquence une poursuite du recul des mises en chantier de logements dans les prochains mois.

De même, dans l’ancien, la croissance est nettement moins forte. L’activité en entretien-rénovation n’affiche plus une croissance que de 0,5 %, contre 1 % au 4eme trimestre 2018. En dépit d’un niveau historique de transactions dans l’ancien, il s’agit du plus faible niveau de croissance de l’entretien-rénovation depuis deux ans.