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14 % des artisans envisagent de céder leur entreprise

Les artisans font le dos rond. En dépit d’un contexte macroéconomique et géopolitique pour le moins compliqué, les artisans globalement optimistes pour le court et moyen terme. L’objectif est la pérennisation de leur activité et de continuer à faire face aux difficultés.

Par Cyril ANDRE - le 02/09/22

CMA France (Chambre des métiers de l’artisanat) vient de dévoiler les résultats de sa dernière étude baptisée Qualitest. Principal enseignement de cette enquête, 73 % des artisans interrogés prévoient de maintenir leur activité, ou de l’améliorer, au cours des 6 prochains mois malgré la dégradation de la situation économique. Pour ces derniers, les principales difficultés impactant leur activité sont la hausse des prix des carburants (pour 28,5 % d’entre eux), la reprise de l’inflation (18,8 %) et les tensions sur l’approvisionnement en matières premières (12,8 %). Ils ne sont pas moins de 46 % à avoir limité leurs déplacements pour économiser sur le poste carburant.

Sur le premier semestre 2022, 21,3 des artisans ont connu une hausse de leur chiffre d’affaires ; 45,6 % une stabilité et 33 % assurent avoir constater une baisse de leur activité. 47 % d’entre eux estiment que la situation de leur entreprise est moyenne, 32 % bonne, 4 % excellente et près de 17 % très mauvaise.  À la question de savoir si la survie de leur entreprise se joue aujourd’hui, ils sont 66 % à répondre par la négative. Il est, tout de même, inquiétant de constater qu’un tiers des artisans craint pour la survie de son activité.

Le recrutement demeure une problématique importante

Par ailleurs, soulignons que 14 % d’entre eux envisagent de céder leur entreprise, soit 2 points de plus que lors de l’enquête menée en 2021.

Cette instabilité économique fait que, sur les 6 derniers mois, près d’un quart des artisans ont modifié ou développé leur manière de gérer leur entreprise. Ils sont autant à avoir continué à se former, principalement dans les secteurs des services et de la fabrication. Ils sont un tiers à exprimer leur besoin de formation en 2022, principalement dans le numérique, la gestion de l’entreprise et dans la pratique de leur métier afin de sécuriser au mieux leur activité.

Autre enseignement majeur de cette étude, le manque de main-d’œuvre demeure toujours présent et devient même critique. Un quart des entreprises artisanales, dont 38 % de celles sous forme sociétale, se disent prêtes à recruter dans l’année à venir, ce qui équivaut à 500 000 emplois au global. Un tiers des entreprises souhaitant recruter disent souhaiter le faire « dans l’immédiat ».